ZILBER SALOMON

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Biographie de Salomon ZILBER, né le 20 janvier 1904 à Skaudvilé en Lithuanie. Travail réalisé par une classe de 2nde du Lycée français Prins Henrik de Copenhague au Danemark, sous la direction de Madame Lechat et de Monsieur Terrasson.

 

Introduction au projet

 

Nous sommes une classe de 2nde du Lycée français Prins Henrik de Copenhague au Danemark. Depuis la fin du mois d’octobre 2018, nous avons  effectué des recherches sur un déporté juif afin de rédiger sa biographie pour l’association Convoi 77 qui souhaite faire connaître au public la vie de déportés partis par le dernier convoi, depuis Drancy vers Auschwitz en juillet 1944. Pour étudier la vie du déporté, Salomon Zilber, nous avons pu nous appuyer sur les informations fournies par Convoi 77 qui nous a donné accès à de nombreuses archives. Avec toutes ces informations nous nous sommes réparti le travail en plusieurs groupes pour être plus efficaces : pays de naissance, famille, vie en France, arrestation, trajet après la libération et vie après la Guerre. Outre les archives, nous avons aussi pu nous aider d’Internet. Enfin, un groupe a contacté les membres de la famille de Salomon Zilber, un autre groupe l’association Fils et filles de déportés juifs de France, et enfin un troisième une entreprise où il a travaillé.

 

Famille de Salomon Zilber

 

Salomon Zilber, est né le 20 janvier 1904 à Skaudvilé, en Lituanie. “J’ai acquis la Nationalité Française par le décret paru dans le Journal Officiel le 7 Janvier, 1949”. Et il a obtenu son passeport français le 24 mars de la même année (Source 1 – Demande d’indemnisation). On est donc conduit à supposer qu’il n’avait pas la nationalité française avant. Ensuite il a habité à Tel-Aviv, en Israël, jusqu’à sa mort. Il avait un frère du nom de Moshe Zilberg qui a été juge à la Cour suprême d’Israël (Source 1 – Demande d’indemnisation). Son père s’appelait Asné Zilber et sa mère Hilel Zilber, “tués par les nazis en Lituanie en 1941” (Source 2 – Demande d’attribution 2). Salomon se maria en 1954 en Israël (Source 1 – Demande d’indemnisation 2). Il aurait eu deux enfants sur lesquels nous n’avons pas de renseignements (Source 1 – Demande d’indemnisation). Afin d’obtenir plus d’informations, nous avons essayé d’entrer en contact avec Arlette Zilberg, que nous pensions être la nièce de Salomon Zilber. Cette dernière nous a indiqué, en effet, que son oncle avait survécu à la guerre mais n’avait pas, en réalité, été interné à Drancy alors que Salomon Zilber déclare le contraire (Source 1 – Demande d’indemnisation). Nous n’avons pas réussi à savoir s’il s’agissait du même Salomon ou s’il y avait une confusion sur le nom. Par la suite, nous n’avons pas réussi à obtenir davantage d’informations de la part de Madame Arlette Zilberg qui n’a manifestement pas souhaité donner suite à nos échanges. En outre, nous n’avons pas trouvé d’informations significatives sur la vie de Salomon Zilber en Lituanie et son arrivée en France.

 

Vie de Salomon Zilber à Nice avant son arrestation

 

En France, Salomon Zilber a habité à Nice chez une famille (6 rue de Bonaparte) jusqu’en 1944. Il travaillait en tant qu’employé de bureau pour “l’American Lloyd/Palestine et Orient Lloyd”, une entreprise de voyage fondée en 1933, dont l’agence à Nice se trouvait au 16 Boulevard Joseph Garnier (Source 3 – Demande d’attribution du pécule). Nous n’avons pas plus d’informations sur son emploi car l’entreprise nous a indiqué ne pas avoir d’archives sur cette période. Avant son arrestation, il était sur le point de se marier avec mademoiselle Renée T. (nom de famille illisible) selon les ”minutes du greffe de la Justice de Paix du neuvième arrondissement de la ville de Paris” (Source 4 – Minutes du greffe 1).

 

Arrestation de Salomon Zilber

 

“En juillet 1944, je fus arrêté par la Gestapo, à Nice, transféré à Drancy et déporté, le 31 Juillet 1944, au camp de concentration d’Auschwitz. Je fus libéré par les Russes fin Janvier 1945, mais rapatrié en France seulement le 10 Mai 1945” (Salomon Zilber, Tel Aviv, le 24 Janvier 1956, dossier d’indemnisation aux déportés. Source 1 – Dossier d’indemnisation). Si Alois Brunner, officier SS, a organisé de nombreuses rafles, c’est-à-dire des arrestations massives de Juifs, à Nice fin 1943 et début 1944, Salomon, lui, ne fut donc pas arrêté durant ces rafles. Selon le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, son adresse légale à Nice était le 34 Rue de l’Impératrice chez une certaine Madame Bailet. Une chose est certaine, c’est que Salomon Zilber s’est fait arrêter le 5 juillet 1944 sous le nom de Henri Raybaut, à Nice. Il est arrivé au camp de transfert de Drancy le 10 juillet 1944 puis a été déporté dans le convoi 77 pour arriver au camp d’Auschwitz le 31 Juillet 1944 (Source 2 – Demande d’attribution 3).

Selon les documents d’attribution du pécule aux déportés ou internés politiques des archives du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, il habitait chez une certaine Aline Raybaut, avant son arrestation et prétendait être son mari. Suite à une dénonciation, il s’est fait arrêter par la Gestapo parce qu’il était juif et Aline Raybaut s’est fait arrêter également parce qu’elle le cachait (Source 3 – Demande d’attribution du pécule).

 

Trajet de Salomon Zilber Auschwitz-Odessa-Marseille

 

Après l’internement de Salomon Zilber à Auschwitz sur lequel on ne sait rien, celui-ci a parcouru un long périple jusqu’à Odessa. Le témoignage de Louis Suarez intitulé “1939-1945 Sept années volées à ma jeunesse : Un soldat français en Prusse”, 2013, écrit par Marie-Ange Bartholomot Bessou, pourrait nous permettre de penser que S.Zilber a parcouru à peu près le même trajet. Louis Suarez a en effet été arrêté en Prusse Orientale pour ensuite être déporté vers un camp de concentration. Pendant les marches de la mort, avec l’avancée de l’armée russe, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nazis, ont déplacé les prisonniers vers l’Ouest en les obligeant à marcher dans le froid, en plein mois de janvier. Mr. Suarez a été ensuite délivré par l’Armée rouge. Après cela, il a été transporté, par les Russes, à différents endroits par train, et a abouti à Odessa, où s’est organisé le rapatriement de certains déportés.

Salomon Zilber était prisonnier au camp d’Auschwitz et a donc peut-être subi un sort semblable, y compris une des marches de la mort depuis Auschwitz-Birkenau. Les prisonniers d’Auschwitz devaient marcher vers l’Ouest, jusqu’à Loslau dans ce cas (en Pologne). Peu après, le camp fut libéré par les Alliés (Russes et Américains) suite à la capitulation des nazis. Quelques prisonniers libérés à cet endroit ont été transportés à Kiev en Ukraine et, de là ils ont été emmenés à Odessa d’où ils sont partis vers Marseille. Nous savons que Salomon Zilber a pris un bateau d’Odessa pour aller à Marseille, où il est arrivé le 10 mai 1945 (Source 5 – Rapatriement).

 

La vie de Salomon Zilber après 1945, Nice et Tel Aviv

 

Salomon Zilber a été rapatrié à Marseille le 10 mai 1945 et a ensuite vécu à Nice, selon sa carte de déporté politique, jusqu’à son départ pour Israël en 1951. Il s’est alors installé au 14 rue Hakovshim à Tel Aviv (Source 6 – Tel Aviv). Il a obtenu une carte française de déporté politique, sur laquelle nous avons trouvé son adresse, datant du 10 décembre 1956 (Source 7 – Carte de déporté). Il a aussi probablement reçu en 1958, un pécule de 12 000 francs de l’État français (Source 8 – Attribution d’un pécule). En effet, selon l’article 2 du décret n°53-103 du 14 février 1953 portant sur l’attribution d’un pécule aux déportés et internés politiques (Source 9 – Journal Officiel), le montant fixé pour les déportés politiques, comme l’a été désigné S. Zilber, est de 1 200 francs par mois d’internement ou de déportation. Salomon Zilber fut interné pour environ dix mois, on peut donc se demander pourquoi il a une première fois refusé cette somme, la jugeant “minime, quasi insignifiante” (Source 8 – Attribution d’un pécule), comme c’est écrit dans une lettre de l’ambassadeur français en Israël adressée au Ministre français des Affaires étrangères que l’on retrouve dans ses archives de déporté politique (numéro 119922347, Source 8 – Attribution d’un pécule). Dans ces archives, beaucoup de documents concernent sa demande d’indemnisation entre 1956-1958. S. Zilber a aussi précisé qu’en 1954, il s’est marié à Tel Aviv avec une personne dont on ignore le nom. Nous n’avons pas pu trouver plus d’informations sur sa vie familiale ou ses activités en Israël.

 

 Les difficultés rencontrées dans nos recherches

 

Nous avons rencontré des difficultés dans nos recherches, au niveau de la concordance de nos sources sur le sujet du possible décès à Auschwitz de Salomon Zilber. Une source, fournie par Yad Vashem” nous indiquait sa mort pendant la Shoah. Elle affirmait : “Salomon a été assassiné pendant la Shoah” (Source 10 : Yad Vashem).  Nous sommes donc partis sur l’idée que Salomon Zilber n’avait pas survécu à sa déportation. Puis les archives fournies par l’association Convoi 77 nous indiquaient que Salomon Zilber avait vécu à Tel-Aviv après sa déportation à Auschwitz. Par ailleurs nous avons aussi pris contact avec sa supposée nièce Arlette Zilberg qui nous a affirmé qu’il n’était pas mort pendant son séjour à Auschwitz : “Salomon Zilberg a heureusement survécu à la guerre”. Cette source est cependant problématique pour nous, notamment parce qu’il y a une différence dans le nom de famille de sa nièce qui comporte un “g” et elle écrit “Salomon Zilberg” et non Zilber. C’est pourquoi cette source n’est pas certaine. Au final nous avons trouvé qu’il a survécu, et nous avons donc redirigé nos recherches sur sa vie après Auschwitz.
Sources

Source 1 : Demande d’indemnisation, lettre adressée par Salomon Zilber, le 24 Janvier 1956 depuis Tel Aviv adressée au Ministère des Anciens Combattants et des victimes de la guerre.

Source 2 : Demande d’attribution du titre de déporté politique, formulaire du Ministère des Anciens Combattants et des victimes de la guerre, concernant Salomon Zilber, en vue de l’attribution d’un pécule.

Source 3 : Demande d’attribution du pécule aux déportés ou internés politiques,  formulaire du Ministère des Anciens Combattants et des victimes de la guerre, concernant Salomon Zilber, en vue de l’attribution d’un pécule.

Source 4 : Minutes du greffe de la Justice de Paix du neuvième arrondissement de la ville de Paris.

Source 5 : Rapatriement, lettre de Salomon Zilber écrite à Tel Aviv le 8 octobre 1956 adressée au Ministère des Anciens Combattants et des victimes de la guerre, Bureau des déportés et des statuts divers de la Direction des Statuts et des services médicaux.

Source 6 : Tel Aviv, immeuble du 14 rue Hakovshim, adresse de Salomon Zilber à Tel Aviv, photographie prise en capture d’écran sur le site Google View en décembre 2018

Source 7 : Carte de déporté de Salomon Zilber, issue de la Fédération nationale des déportés et internés patriotes.

Source 8 : Attribution d’un pécule, lettre de Salomon Zilber adressée depuis Tel Aviv le 10 septembre 1957 au Ministère des Anciens combattants et des Victimes de guerre.

Source 9 : Journal Officiel, Article 2 du décret n°53-103 du 14 février 1953 portant sur l’attribution d’un pécule aux déportés et internés politiques, publié sur le site Legifrance.gouv.fr.

(https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000507740&pageCourante=01544)

Source 10 : Yad Vashem, page du site de Yad Vashem attestant que “Salomon a été assassiné pendant la Shoah”. (https://yvng.yadvashem.org/nameDetails.html?language=fr&itemId=3232723&ind=2)

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5 Komentarz
  1. B. Descubes 3 miesiące temu

    Félicitation pour ce travail de recherche minutieux !
    Signé : responsable Centre de Documentation et d’Information au lycée Prinz Henrik de Copenhague, au Danemark.

  2. M Chesne 3 miesiące temu

    Félicitations à tous pour ce très beau travail de recherche et de mémoire !
    Je me réjouis de savoir que vous poursuivez ce magnifique projet !!!
    Une belle leçon de d’histoire et d’humanisme !
    Bravo !!
    M. Chesne, proviseur Lycée Français Prins Henrik

  3. autor
    Serge Jacubert 3 miesiące temu

    Cher monsieur le Proviseur,
    nos compliments à votre établissement, à l’équipe éducative et aux élèves engagés. Merci pour votre contribution remarquée à notre ambitieux projet.
    Serge Jacubert, membre du Conseil d’Administration, chargé des relations avec les enseignants

  4. klejman 1 tydzień temu

    Très beau travail! Et accompli loin des sources ! Bravo !
    Il fort probable que la personne contactée dite „nièce” l’était vraiment, malgré la différence d’orthographe des noms (très courant! ) car Salomon ZILBER signale lui-même dans sa demande d’indemnisation que son frère est le Pr Dr M. SILBERG, juge à la cour suprême de Jérusalem (pas de Z et un g) (s’agit-il de Moshe Silberg ou Zilberg, né en 1900?)
    Parisien, Salomon s’est réfugié à Nice en 1940; déclaré à une adresse „officielle”, il s’est caché dans la famille de M. Jean Raybaut. Le nom de Mlle Aline Raybaut ne figure pas sur la liste de 2876 noms de personnes arrêtées et déportées, mais Salomon, si. (http://niceoccupation.free.fr/arrestations-et-deportations-liste-de-2876-noms.html)
    Le 13 janvier 1947, plusieurs personnes à Paris (Tribunal du IXe arrondissement) témoignent de son identité, alors qu’il ne peut obtenir en Lituanie le certificat de naissance dont il a besoin pour sa naturalisation. On apprend dans ce document du greffe du Tribunal qu’il était sur le point de se marier avec une jeune femme résidant à Nice.

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