
Les « Passeurs de mémoire » de l’Aisne et de Rhénanie–Palatinat
Grâce à deux classes en France et en Allemagne, l’histoire de deux familles juives se dévoile. Les familles Apel et Dalsheim ne sont plus seulement des noms sur le mur des déportés mais des personnes incarnées dont le souvenir est maintenant bien vivant. Au cours de l’année écoulée, deux classes ont enquêté pour mettre leurs vies par écrit: l’une au lycée Jean–Bouin de Saint–Quentin (Aisne) et l’autre au BurgGymnasium de Kaiserslautern (Rhénanie–Palatinat), deux communes par ailleurs jumelles. L’originalité de ce projet croisé est d’avoir fait enquêter les élèves allemands sur une famille française, les Apel, tandis que les élèves français a travaillé sur les Dalsheim, une famille allemande. C’est par le format de la bande dessinée que le élèves ont choisi de raconter la vie des déportés. « Le choix de la bande dessinée permet d’humaniser les victimes, de leur redonner un visage, une voix et une singularité » explique Damien Bressolles.
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