VARADI MICHELE

1939 -1944 | Naissance: , | Arrestation: , | Résidence: , ,
VARADI Michelle Photo (1)

Michèle Varadi est née le 26 février 1939, et a vécu à Colombes jusqu’à l’arrestation de ses parents.
Son père, Eugène Maxime (dit Miksa Max) Varadi, était né le 29 avril 1904 à Topolcany en République tchèque. Il était fraiseur.

Sa mère, Hermine Breiner Varadi, est née le 14 septembre 1899 en Hongrie, à Salgotarijan, de Coloman Breiner (né en 1863 à Salgotarjan en Hongrie mort en 1927 à Budapest) et Elénore Breiner née Schonfeld (née en 1864 à Salgotarjan en Hongrie), morte en Hongrie en 1942.

Ses parents se sont mariés en 1929. Hermine avait été mariée une première fois avec Vilmos Heim en 1918. Les parents sont arrêtés en juillet 1942. Max est déporté par le convoi 7, le 19 juillet 1942 et meurt assassiné à son arrivée à Birkenau. Hermine est déportée par le convoi 14, parti le 3 août et meurt le 8 août 1942.

Michèle, internée à Drancy, reste seule pendant plusieurs semaines. Elle est libérée le 22 octobre 1942 pour être hospitalisée pendant quelques jours. Le 2 décembre 1942 elle est conduite au centre d’accueil d’enfant des Israélites de France à Neuilly-sur-Seine. Elle reste à la Pouponnière jusqu’à son arrestation en juillet 1944. Des papiers attestent des renouvellements des cartes d’alimentation entre 1943 et 1944. Dans son Journal 1942-1944 Hélène Berr évoque les enfants de la Pouponnière dont elle s’est occupée au début de l’année 1944. Comme les autres enfants vivant dans les maisons d’enfants de l’UGIF, Michèle fut arrêtée sur ordre d’Aloïs Brunner à la pouponnière de Neuilly, au 67 rue Edouard Nortier, en compagnie de Jacqueline Chalupowicz et de 14 autres enfants en bas âge, par la Gestapo. Elle est déportée, à l’âge de 4 ans et 5 mois, par le convoi 77. François Uzan dédiera son documentaire Anne et le Révérend à la mémoire de Michèle Varadi. Elle est en photo dans l’ouvrage coordonné par Joël Mergui, À la mémoire des déportés juifs des hauts de Seine, Conseil général des hauts de Seine, 2005, p. 60, 61, 62, 63 et 65.

Michelle VARADI née le 26 février 1939 déportée de Drancy le 31 juillet 1944 par le convoi n°77.
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (1)
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (2)
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (3)
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (4)
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (5)
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (6)
Temoignage de Jeanne Remy recueilli par C Bouret UGIF Neuilly (7)
VARADI Michelle Photo (1)
VARADI Michelle Photo (2)
VARADI Michelle Registre Pithiviers

Contributeur(s)

La classe du lycée Eiffel, avec son professeur Sylvain Boulouque, à Rueil
2 commentaires
  1. lebourdais 1 mois ago

    Bonjour, Michelle Varadi était la nièce de mes grands-parents, je vous remercie énormément pour l’ensemble de votre travail sur elle. Ma famille a payé fortement le tribu de cet acharnement injuste et monstrueux contre certaines populations. Auriez-vous la gentillesse de bien vouloir transmettre mes coordonnées à Monsieur Boulouque qui a fait ce travail avec ses élèves pour que je puisse correspondre avec lui si il l’accepte.

  2. LEBOURDAIS 1 mois ago

    Merci beaucoup pour ce témoignage très intéressant sur ma cousine Michèle Varadi, en effet sa maman Hermine était la soeur de mon Papa Armand Breiner, lui-même interné à Drancy puis quai de la gare, par chance arrêté plus tard que sa famille il était prévu dans le dernier train en partance pour Auswisch qui n’est jamais parti c’était le 25 aout 1944, il a traversé Paris pour rejoindre ma Maman et ma grande-soeur(qui avait été sauvée du fait qu’elle était baptisée catholique) ils habitaient Suresnes , je suis née le 24 Mai 1945 mais hélas, mon Papa n’a survecu que 5 ans suites aux mauvais traitements de son internement, Maman a été reconnue longtemps après « veuve de guerre » et moi « pupille de la nation ». Mon enfance a été marqué par les souvenirs de ces faits et malgré tout j’ai été heureuse de bénéficier des Noëls et des colonies de vacances de la FNDIRP (fédération nationale des déportés internés resistants et patriotes).

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